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La nuit perdue de la rue Filonos

Angelopoulou Afroditi
Cadre Bâti, Quartiers

DOI
https://doi.org/10.17902/20971.129

2026 | Mar

Cet article est une ode au Pirée, un lieu à l’empreinte historique et sociale toute particulière. Dans le cadre de mon stage, j’entreprends d’esquisser un aspect « invisible » de la ville-port et, en particulier, celui de la rue Filonos, dans le quartier de Troumba. La recherche historique, l’enregistrement effectué sur le terrain, l’analyse spatiale et la représentation cartographique mettent en évidence les transformations des activités de loisirs et leur sens sociaux, lesquelles contribuèrent à aménager le paysage urbain de la région. L’objectif est de démythifier une partie stigmatisée de la ville, d’en comprendre le passé et de mettre en avant le présent.

La mémoire de la nuit

Troumba est un quartier du Pirée à l’empreinte historique, spatiale et sociale particulièrement prononcée. La zone s’étend de l’église d’Agios Nikolaos jusqu’à celle d’Agios Spyridonas. Les principaux axes d’activité étant les rues Filonos et Notara. Le nom du quartier vient de la pompe à eau (trompa, en grec) qui se trouvait à la jonction entre la rue Defteras Merarchias et le Quai Miaouli. Cette pompe permettait d’alimenter les voitures épandeuses municipales qui étaient tirées par des chevaux, à l’époque où les routes étaient en terre battue (Πετρόπουλος, 1980).

Avant que le quartier de Troumba soit consacré en tant que site où étaient concentrées les maisons closes du Pirée, ce rôle appartenait au quartier de Vourla, de l’autre côté du port, à Drapetsona. Ce quartier se trouve dans la partie nord-ouest du Pirée, au-delà des lignes de chemin de fer qui le divisent en deux.

Carte 1: Le Pirée et Drapetsona

Au-dessus de ces lignes passe, de nos jours encore, le « pont du rébétis » que traversaient tous les jours les ouvriers qui travaillaient aux abattoirs et dans les ateliers d’usinage de la région. Ce pont est un point de référence, il indique le passage vers une zone autre, dotée de ses propres règles et de ses propres codes. Yannis Papaioannou [1] disait que lorsque l’on traversait le « pont du rébétis » [2], tc’est-à-dire, lorsque l’on quittait les lieux de rencontre du Pirée et arrivait à Drapetsona, on devenait un vrai « mangas ». C’est ainsi qu’est défini le passage du Pirée bourgeois au quartier ouvrier de réfugiés de Drapetsona, au seuil duquel l’on trouvait la caserne-bordel de  Vourla (Πετρόπουλος, 1980).

Photo 1: « Le pont du rébétis » tel qu’il est actuellement

Photo: A. Angelopoulou

Vourla était un complexe de bâtiments délimité par une clôture. Les installations étaient composées de trois ailes, chacune accueillant environ 70 femmes. Elles étaient réparties entre les ailes en fonction de leur âge. Les plus jeunes étaient âgées de 14 à 18 ans et étaient considérées comme la partie « aristocratique ». Ensuite, venaient les femmes âgées de 18 à 40 ans, appartenant à la catégorie moyenne. Les femmes plus âgées, entre 40 et 50 ans, se trouvaient dans la partie dénommée « katsikadiko » (littéralement, la partie « des chèvres »), la partie la plus déclassée. Après l’âge de 50 ans, les femmes étaient contraintes de quitter Vourla ou d’y travailler comme femmes de ménage.

Vourla était directement lié à la concentration des tékès (les fumoirs à haschich). En effet, il en opérait plusieurs autour de l’ancienne caserne [3]. Certains étaient très petits pouvant accueillir 2 à 3 personnes. Le site sexué des maisons closes et le site asexué des tékès, constituaient traditionnellement un réseau qui s’alimentait mutuellement [4].

Photo 2: Croquis volumétrique de Vourla

Source: Πετρόπουλος, 1980.

Pendant l’Occupation, les maisons closes municipales de Vourla de Drapetsona furent fermées. Le site fut converti en prisons pour détenus politiques. Alors, le travail sexuel fut transféré d’une extrémité du tissu urbain du Pirée à l’autre, dans son cœur même – le port – transformant Troumba en zone d’activité sexuelle.

Photos 3 & 4: Les vestiges du mur des prisons de Vourla convertis en atelier de mécanique

Photo: A. Angelopoulou

Lors du transfert des maisons closes, les plus jeunes femmes furent logées dans des maisons-bordels et des hôtels-bordels (Πετρόπουλος, 1980). Alors, le quartier fut transformé en lieu de vie nocturne intense, avec les maisons de passe, les cabarets, les bars et les salles de cinéma proposant des projections de films érotiques inondant les ruelles.

V. Pisimisis écrit, à propos de Troumba (Πισιμίσης, 2021):

“Pour l’Église, il s’agissait du lieu de perdition. Pour l’État, il s’agissait de l’obstacle immoral dressé contre son œuvre. Pour les habitants bienséants, c’était la honte du Pirée. Pour les marins, un lieu d’amusement et d’excès en tout genre. Pour les adolescents, l’initiation au sexe. Pour les prostituées, le refuge loin du dédain de la société. Pour les « madames » et les proxénètes, le moyen facile de se faire de l’argent. ” 

Bienvenue aux gars de la Marine

Après la guerre, la vie nocturne de Troumba connut un essor important, en particulier lorsqu’arrivait au port la 6ème flotte américaine. Les nouvelles commençaient à circuler vingt jours plus tôt, de sorte que les femmes de toute l’Attique aient le temps de se rendre à Troumba afin de pouvoir s’assurer un revenu vite fait.

Cela montre la densification intense du travail sexuel dans le port du Pirée, contrairement à Athènes qui, jusqu’alors, n’avait pas connu pareil essor (Πισιμίσης, 2021).

Photo 5: Marin et prostituée

Source:  Œuvre de Yannis Tsarouchis pour la collection de poésies de Nikos Kavvadias « Poussi » (Brume), 1973

Ces jours-là, la vie changeait de rythme. Les sons du bouzouki des rébètes qui inondaient tous les jours les ruelles de Troumba cessaient et étaient remplacés par les sons européens et américains, adaptés aux préférences des marins-investisseurs. Les enseignes des bars et des cabarets étaient souvent rédigées en langue anglaise. Les femmes suivaient des cours d’anglais, pour être prêtes à accueillir les gars de la Marine.

Photo 6: Imprimé publicitaire des années 1960, le bar « Tony’s », rue Filonos 122

Source: Πισιμίσης, 2021

Photo 7:  Les bars « Tony’s », ‘Tropicana » et « Black Cat » et les hôtels « Gallia » et « Lux », rue Filonos, dans les années 1960

Source: Πισιμίσης, 2021

C’est ce que narre le créateur cinématographique Grec, Alekos Sakellarios, dans son film « Bienvenue au dollar » (1967) où de jeunes femmes travaillant dans un cabaret de Troumba suivent des cours d’anglais pour apprendre les phrases les plus utiles. Le film présente sous un angle comique les conditions prévalant dans Troumba, ce qui conduit à une représentation de la réalité plus légère et simplifiée. Ainsi, dans la conscience du spectateur, la dure nature du travail du sexe est altérée et transformée en représentation pittoresque et « légère ». Le corps de ces femmes opéra comme un conduit à travers lequel l’argent coulait dans Troumba. Un corps-outil grâce auquel le port demeurait animé nuit et jour.

Photos 8 & 9: Affiche et instantané du film « Bienvenue au dollar », d’Alekos Sakellarios, 1967.

Two Declines and an enDeux chutes et une fin

La première chute de Troumba eut lieu en 1956. Ce fut l’année où la ministre Lina Tsaldari (membre du gouvernement Karamanlis, 1956-1958) imposa l’abolition définitive des maisons closes où les femmes étaient groupées et leur « mutation » en maisons « individuelles », avec une ou deux prostituées. L’on dit qu’un des premiers bordels « individuels » de Troumba était géré par un prêtre (Ροδίτη, 2015). À l’époque, plusieurs structures furent contraintes de fermer et plusieurs femmes ont dû déménager dans d’autres maisons ou chercher du travail à Athènes.

La seconde et dernière chute, celle qui marqua la fin définitive de Troumba, vint à 1967, lors de la dictature des colonels. En effet, Aristidis Skylitsis (maire du Pirée, 1967-1974), impose « l’anoblissement » de la région. Son principal objectif était d’éliminer tout élément malfaiteur de la région [5]. Ainsi, les hôtels et les cabarets fermèrent. Plusieurs maisons néoclassiques qui les accueillaient furent démolies. Avec eux, une partie de la mémoire collective, telle qu’elle prit forme dans la nuit, fut perdue, modifiant pour toujours la topographie affective et la réalité tragique du quartier de Troumba.

Les traces d’une identité passée

La présente étude s’efforce d’esquisser la rue Filonos dans le quartier de Troumba, en examinant l’espace urbain aussi bien à la verticale, du point de vue des unités bâties, qu’à l’horizontale, du point de vue de la rue. Les rez-de-chaussée sont les parties les plus dynamiques et les plus changeantes des édifices. Ils peuvent à tout moment opérer comme des indicateurs de la situation sociale et économique d’une zone. Ainsi, au moyen d’une étude historique, de l’enregistrement sur le terrain, de la cartographie et de l’observation de la vie quotidienne de Troumba, tant le matin que le soir, il s’agit d’identifier les expressions des loisirs d’une époque révolue. En même temps, sont mises en avant ses formes, telles qu’elles s’inscrivent de nos jours dans les rez-de-chaussée des édifices. Il s’agit d’une étude dans le temps visant à mettre en avant l’empreinte vivante du passé, à travers un effort approfondi pour consigner le présent.

Carte 2: État des établissements situés au rez-de-chaussée

Carte 3: Croquis du côté droit de la rue

Croquis Α. Angelopoulou

Dans la rue Filonos, on observe une division quant à l’utilisation des terres, dont l’axe de différenciation est délimité par la rue Defteras Merarchias. Il semble que la partie droite de la rue, vers la tour du Pirée, était traditionnellement consacrée au commerce de détail (vêtements, chaussures, divers). De nos jours, toutefois, elle présente un important déclin : 52.7% des rez-de-chaussée sont fermés. Ce fait pourrait être lié, d’une part, à l’existence d’un nombre élevé de bâtiments plus anciens, limitant les possibilités de développement et, d’autre part, au changement de l’activité commerciale dans le secteur, comme l’indique la récente rénovation de la tour du Pirée et la concentration de fonctions commerciales dans cet édifice. Dans ces conditions, les grandes entreprises dominent et les petites entreprises sont contraintes de disparaître.

Il est important de relever le complexe de commerce de gros qui est identifié à la jonction des rues Filonos et Mpoumpoulinas, où se trouvent trois établissements de vente de vins et spiritueux qui couvrent les besoins des bars de la région.

Table 1: Enregistrement des établissements situés au rez-de-chaussée, opérationnels et fermés, dans la partie droite de la rue

Cartes 3 et 4 : Répartition spatiale des fonctions de rez-de-chaussée selon l’activité économique et le statut opérationnel

La s apparaît également dans le parc de bâtiments de cette partie de la rue. En effet, il inclut un nombre élevé de bâtiments anciens mais aussi de bâtiments classés [6] (Map 6), qui, en grande partie, sont abandonnés. Cet abandon est souvent dû au fait que la réhabilitation et l’exploitation de ces bâtiments sont particulièrement coûteuses et ne peuvent être entreprises que par des propriétaires disposant d’importants moyens financiers (Kritikos, 2023). Dans le cas de Troumba, il semble que le coût d’entretien élevé entre en conflit avec la réalité sociale et économique des propriétaires de la région et, pour eux, transforme la propriété en fardeau.

Carte 5 : Les bâtiments en fonction de la période de construction

Enfin, lorsque ces propriétés cessent de convenir à une utilisation, elles sont laissées à l’abandon (Kritikos, 2023). Cette hypothèse est confirmée, dans une certaine mesure, s’agissant de la rue Filonos. En effet, sur les 13 bâtiments relevant de cette catégorie, seuls deux sont rénovés pour accueillir de grandes chaînes de magasins. De plus, l’un est fermé.

Carte 6: Bâtiments rénovés

Il est important de relever que, en dépit de la tendance générale à démolir et reconstruire qui caractérisa la période de l’antiparochi (contre-partie), bon nombre des bâtiments les plus anciens de la rue Filonos ont survécu, probablement à cause de leur valeur historique et architecturale, contrairement à d’autres qui furent remplacés par des immeubles à appartements.

Souvent, ces bâtiments semblent condamnés, en raison de l’absence de l’État qui ne peut pas financer les propriétaires les plus faibles sur le plan économique, afin de les aider à réhabiliter leur propriété. Tout comme dans d’autres zones d’Athènes, sur la rue Filonos on voit la propriété de bâtiments « historiques » en ruines se transformer progressivement en un bien exclusif entre les mains de la « minorité » puisque, comme nous l’avons fait observer, seules les entreprises multinationales ont la possibilité d’investir.

  En dépit de l’abandon, ces bâtiments ont une forte présence dans l’espace urbain, donnant naissance à de multiples champs narratifs. Toutefois, ce qui domine, c’est le sentiment de grandeur et de mélancolie qui découle du fait qu’ils sont oubliés (Lyons, 2018) . C’est ce qu’explique Walter Benjamin (Benjamin, 1998):

“Dans la ruine, l’histoire a naturellement fusionné avec l’environnement. Et, sous cette forme, l’histoire ne prend pas la forme d’un processus de vie éternelle mais plutôt celle d’une dégradation irrésistible” 

Au-delà de ceux qui survivent dans un état quelconque, d’autres furent démolis, laissant derrière eux des terrains vagues qui furent convertis en aires de parking, desservant les besoins des nombreux bureaux qui se trouvent dans les bâtiments de la rue (Map 7).

On trouve des espaces de ce type sur toute la longueur de la rue Filonos, ce qui en souligne le caractère passager, puisqu’elle semble fonctionner comme une rue de passage et un lieu desservant des utilisateurs « de transit », créant une zone où, à la présence permanente, se substitue le temporaire.

Maps 7 & 8: Espaces de parking et espaces de loisirs

Carte 9: Croquis du côté gauche de la rue

Croquis par A. Angelopoulou

Le tumulte, en particulier aux heures tardives, rend le passage au côté gauche perceptible bien avant que l’on ait un contact visuel avec l’espace, la musique assourdissante des boîtes de nuit vous « accueillant » plusieurs pâtés de maisons avant et vous guidant vers ces établissements. Ici, on observe une dynamique spatiale complètement différente. Dans la partie animée de la rue, qui est implicitement liée à la réputation passée, on identifie une forte densité de fonctions de loisirs. Seuls 21,8 % des rez-de-chaussée de ce côté de la rue sont aujourd’hui fermés (Maps 2 & 8).

En levant le regard, le visiteur peut voir des bâtiments à plus de trois étages (carte 10), tandis que la majorité des bâtiments rénovés se trouvent de ce côté.

Carte 10: Les bâtiments par nombre d’étages

Au niveau de la rue, on trouve une multitude de boîtes de nuit, aux enseignes lumineuses en langue anglaise, et des façades sombres empêchant de voir l’intérieur et renforçant le narratif de l’ambiance « secrète » qui caractérise le secteur.

Parmi eux, survit un espace polyvalent qui se déploie sur trois étages et accueille un cinéma de films érotiques, des cabines, des dark rooms, etc. Il fonctionne dès le matin et jusque tard dans la nuit, donnant l’impression que l’espace est accessible à souhait, constamment animé tout au long de la journée

Table 3: Enregistrement des établissements situés au rez-de-chaussée, dans la partie gauche de la rue

On peut ainsi conclure que l’identité du quartier de Troumba continue d’être liée, dans une grande mesure, aux loisirs nocturnes, principalement par le biais des boîtes de nuit qui adoptent des pratiques d’une esthétique douteuse et proposent des formes de loisirs bon marché.

Désormais, la forme traditionnelle du travail du sexe n’y existe plus, puisque l’on n’y retrouve plus le « quartier chaud » traditionnel. Cette pratique est remplacée par différentes applications numériques, accessibles depuis l’appareil mobile de tout un chacun, qui offrent un accès direct et facile où que l’on soit, en appuyant sur un bouton.

L’ « inapparent » et la postface

En dépit des changements que la région a subis, le quartier de Troumba conserve toujours l’ambiance de l’ « inapparent » et du « secret ». Par le passé, cet aspect était exprimé au moyen d’activités déviantes qui se déroulaient dans les maisons closes, les hôtels et les cabarets, selon Foucault (Foucault, 2012). Il est important de relever que, dans les décennies précédentes, divers points de la rue Filonos furent des refuges pour des groupes de personnes que la ville tenta d’éliminer de son narratif officiel, tels que les drogués et les migrants.

De nos jours, le caractère passager des visites rendues à la rue Filonos qui, dans le passé, était liée au marché du sexe, se manifeste dorénavant par le biais des infrastructures de parking. Ainsi, l’ « inapparent » n’est point effacé mais a muté à travers les utilisations nécessaires au fonctionnement de la ville, tels que les aires de parking. Souvent, ces espaces se trouvent en sous-sol ou en rez-de-chaussée, s’efforçant de ne pas souligner leurs activités dans l’espace public. Toutefois, dans le cas de Troumba, ils arrivent même à occuper des bâtiments ou des terrains entiers. Ainsi, Troumba demeure la partie « inapparente » du Pirée, sans bien entendu conserver la même forme. De nos jours, la région ne s’identifie plus au provocant ou à l’illégal, mais bien au fonctionnel et au passager.

Le quartier de Troumba est un symbole vivant de l’histoire de la ville-port, où passé et présent sont inextricablement liés dans le paysage urbain. Au niveau de la rue, on peut percevoir la nuit disparue de Filonos et les marques de la mémoire sociale. Au niveau des bâtiments, les unités bâties opèrent comme des porteurs d’histoire dont même l’abandon crée des narrations. Cependant, les marques de l’intense animation nocturne du passé ne se sont pas éteintes. Bien au contraire, elles tissent l’identité de la région, créant une réalité urbaine complexe.

[1] Célèbre compositeur, parolier et interprète du rébétiko.

[2] Le « pont du rébètis » se trouve en face de l’église d’Agios Dionysios, passe au-dessus des lignes ferroviaires (Gare ferroviaire de Larissa ou « Gare de l’émigration ») et aboutit au seuil de Vourla.

[3] Les tékès étaient des fumoirs à haschich. Il s’agissait habituellement de cabanes équipées de 2 à 3 sièges bas et, souvent, étaient des lieux où étaient créées des chansons du rébétiko.

[4] Τα στέκια – «Τα Βούρλα» | 31/3/2019 | ΕΡΤ – Hellenic Broadcasting Corporation

[5] Documentaire – Η ιστορία της θρυλικής Τρούμπας (L’histoire de Troumba la légendaire) (istoriatisTroumpas)

[6] Ministère de l’environnement et de l’énergie grec, https://estia.minenv.gr/

Référence de la notice

Angelopoulou, A. (2026) , in Maloutas Th., Spyrellis S. (éds), Atlas Social d’Athènes. Recueil électronique de textes et de matériel d’accompagnement. URL: https://www.athenssocialatlas.gr/fr/article/the-lost-night-of-filonos/ , DOI: 10.17902/20971.129

Référence de l’Atlas

Maloutas Th., Spyrellis S. (éd.) (2015) Atlas Social d’Athènes. Recueil électronique de textes et de matériel d’accompagnement. URL: https://www.athenssocialatlas.gr/fr , DOI: 10.17902/20971.9

Références

  • Πετρόπουλος Η (1980a), Τούρκικος καφές εν Ελλάδι, εκδ. Γράμματα, Αθήνα
  • Πετρόπουλος H (1980b), Το μπουρδέλο, εκδ. Γράμματα, Αθήνα
  • Πισιμίσης Β, (2021), «Βούρλα Τρούμπα: μια περιήγηση στον χώρο του περιθωρίου και της πορνείας του Πειραιά (1840-1968)», εκδ. Μωβ
  • Ροδίτη B (2015), Πειραιάς: από τα Βούρλα στην Τρούμπα. Συνυφάνσεις σεξουαλικότητας και κυριαρχίας στον αστικό χώρο. Μεταπτυχιακή εργασία, Πανεπιστήμιο Θεσσαλίας, ΤΑΜ
  • Kritikos C.G (2023) Taking Action. Transforming Athens’ Urban Landscapes, Facing Athens’ urban heritage paradox: an abandoned building stock as common(s)
  • Lyons S, (2018), Ruin Porn and the Obsession with Decay, Macquarie University, Sydney, Australia
  • Benjamin W, (1998), Τhe origin of the German Tragic Drama, εκδ. VERSO BOOKS
  • Foucault M (2012), Ετεροτοπίες και άλλα κείμενα, εκδόσεις Πλέθρον, 2012

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